Championnat des Six Nations: L’aube du XV de France

3 108 751

Evacuons l’idée tout de suite. Dire que l’équipe d’Angleterre s’est désunie, au Stade de France, dimanche 2 février, pour son premier match du Tournoi des six nations, parce que le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne (UE) deux jours plus tôt est trop facile.

Et injuste pour les acteurs du crunch remporté (24-17) par le XV de France au terme de 80 minutes d’intense combat pour la première sortie de Fabien Galthié comme sélectionneur. Mais pour l’anecdote, les remainers écossais auront, à coup sûr, apprécié que l’homme du match, Grégory Alldritt, qui a tant fait pour bouter les Anglais hors du camp bleu, soit pour moitié originaire de chez eux.

Car pendant près d’une heure, l’équipe de France a rossé le récent vice-champion du monde. Vingt-quatre à zéro, alors que la pluie et les Marseillaise du public tombaient sur la pelouse. « Donnez du crédit à la France, ils ont été excellents en première période », a martelé, groggy, Eddie Jones, sélectionneur australien de l’Angleterre. Cliniques, même. Plus anglais que les Anglais. Car c’est de l’autre côté de la Manche qu’arrive l’inspiration du jeu français, combinant agressivité et efficacité.
Après la rencontre, les joueurs tricolores ont assuré que les propos préliminaires de Jones leur annonçant « une mise à l’épreuve » d’une « intensité et d’une violence physique » auxquelles les jeunes Bleus n’avaient jamais été confrontés n’avaient guère eu d’impact sur leur motivation. « Les manageurs s’envoient des piques, nous, on est resté concentrés sur ce qu’on voulait faire, a évacué Grégory Alldritt, la pommette meurtrie mais le visage barré d’un sourire. Et comme c’était mettre du combat et de l’intensité, ça tombait bien. »

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.