Congé pour le décès d’un enfant : les députés LRM veulent en finir avec la polémique

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Après avoir mis le feu aux poudres à la fin de janvier en refusant de faire passer de cinq à douze jours le congé légal accordé aux parents après la perte d’un enfant mineur, les députés La République en marche (LRM) font machine arrière. Mounir Mahjoubi a annoncé, mardi 11 février, que les députés de la majorité présidentielle proposaient de porter ce congé à trois semaines pour tous les actifs.

Ces « trois semaines de répit de deuil » seront « universel[les], c’est-à-dire pour les actifs : salariés du privé, fonctionnaires, artisans, indépendants, agriculteurs », a souligné le député de Paris sur Sud Radio, en précisant que des propositions seraient également faites sur « l’accompagnement financier des familles au moment des obsèques » et leur « accompagnement psychologique ».

Il a reconnu que les députés LRM « auraient dû proposer un projet alternatif dès le jour de la discussion » à l’Assemblée, le 30 janvier, avec « un plan global », qui ne soit pas réservé qu’aux salariés du privé, qui soit financé par la Sécurité sociale et non les entreprises, et qui porte sur le congé mais aussi les aspects « financier, psychologique et sociétal ».

« On s’est pris les pieds dans le tapis, collectivement », a reconnu de son côté Christophe Castaner mardi. Invité de RTL, le ministre de l’intérieur a estimé qu’il « faut l’assumer, il faut corriger, c’est ce que nous faisons ».

Fort ressentiment dans la majorité
L’annonce survient alors qu’Emmanuel Macron doit recevoir à 20 heures à l’Elysée les députés LRM, MoDem et Agir avec, pour l’heure, la présence annoncée d’un seul ministre, Marc Fesneau, chargé des relations avec le Parlement. Ce rendez-vous était, selon l’Elysée, programmé bien avant la « crise » autour du projet de loi sur le congé pour deuil d’enfant, qui a cristallisé un ressentiment d’une ampleur inédite dans la majorité depuis le début du quinquennat.

Les nouvelles propositions sur l’accompagnement des familles seront faites ce mardi en réunion de groupe, a précisé M. Mahjoubi, en soulignant le souhait de travailler avec « tous les groupes » de l’Assemblée nationale et du Sénat sur ce sujet et « d’avancer dans la même direction » :

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