Elections municipales : l’épais plafond de verre de la droite parisienne

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Peut-elle être élue maire ? A un mois du premier tour des municipales, Rachida Dati assure qu’elle peut gagner. « Paris est à notre portée », répète la candidate investie par Les Républicains (LR). Alors que la droite a tout perdu depuis vingt ans dans la capitale, qu’elle est sortie en lambeaux de la dernière présidentielle, l’ancienne garde des sceaux a réussi à s’installer en deuxième place dans les intentions de vote. Un premier succès. Rachida Dati peut ainsi se présenter comme le « vote utile » pour ceux qui veulent écarter la maire socialiste Anne Hidalgo.

A 54 ans, l’ex-ministre sarkozyste dispose de deux atouts : une notoriété élevée, et une image claire de femme combative de droite. Elle s’appuie sur ces points forts pour mener une campagne simple, axée sur la propreté et la sécurité, deux thèmes ultraclassiques qui parlent à l’électorat traditionnel de la droite. Pas besoin de propositions innovantes ni de grande vision pour la ville. En mettant en avant son expérience locale, la maire du 7e arrondissement propose de remettre de l’ordre dans la capitale, avec une police municipale armée et des équipes de nettoiement renforcées. « Un projet de bon sens », résume-t-elle.

De là à devenir maire… Pour y parvenir, Rachida Dati devrait casser un plafond de verre composé de quatre couches assez solides. La première tient à son image. Anne Hidalgo est certes rejetée par une majorité de Parisiens, mais sa rivale LR suscite encore moins l’enthousiasme. Rachida Dati totalise 61 % de mauvaises opinions contre seulement 32 % de bonnes, selon le dernier sondage Odoxa-CGI-Le Figaro réalisé en janvier sur 1 002 Parisiens. « Glacial, commente Gaël Sliman, le président d’Odoxa. Dire qu’elle est une personnalité clivante est un euphémisme. »

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