Inde: L’affaire Rafal prospère en Ukraine

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Il y aura du beau linge à Mérignac (Gironde), mardi 8 octobre. L’Inde célébrera, ce jour-là, Dussehra, la victoire du dieu Rama sur le démon Ravana. Mais, dans la banlieue de Bordeaux, Dassault Aviation fêtera d’abord la livraison à l’armée indienne du premier des 36 Rafale commandés, en septembre 2016, en présence de la ministre des armées, Florence Parly, et de son homologue indien, Rajnath Singh. Le maréchal Rakesh Kumar Singh Bhadauria, qui avait dirigé, il y a trois ans, l’équipe chargée de négocier le contrat avec Dassault, sera, lui, retenu à Delhi pour participer à la journée annuelle de l’Indian Air Force, dont il a pris les rênes, lundi 30 septembre.

Après avoir effectué, cet été, une sortie à bord du Rafale à Mont-de-Marsan, le haut gradé a déclaré que l’appareil allait « changer la donne » pour l’Inde face au Pakistan. L’avion sera équipé de missiles air-air Mica et Meteor et du missile de croisière Scalp de MBDA. Il doit encore voler mille cinq cents heures en France, avant de gagner l’Inde en mai 2020, où il sera intégré au 17e escadron Golden Arrows, à Ambala, dans l’Haryana (Nord).

Une base aérienne assez éloignée de la frontière pakistanaise (220 kilomètres à vol d’oiseau) pour être en sécurité, mais suffisamment proche pour l’atteindre très rapidement en cas de conflit. Les Rafale suivants, dont la livraison s’étalera jusqu’en 2022, seront pour moitié installés à Ambala et pour moitié à Hasimara, tout près de la Chine, l’autre ennemi de l’Inde.

Tout se passe donc selon le calendrier prévu et, ces derniers mois, « l’affaire Rafale » s’est dégonflée. Narendra Modi a remporté une victoire historique aux législatives du printemps. La stratégie de son principal opposant, Rahul Gandhi, consistant à accuser le premier ministre de « corruption », a échoué auprès des électeurs.

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