La France réduit son déficit commercial

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Dans un contexte international marqué par les tensions protectionnistes et un fort ralentissement des échanges, l’entreprise France a plutôt bien tiré son épingle du jeu en 2019. L’an dernier, le déficit commercial s’est légèrement réduit, pour atteindre 58,9 milliards d’euros, contre 63 milliards en 2018, selon les chiffres des douanes, publiés vendredi 7 février. Cette contraction résulte d’une double progression : si les importations de biens ont crû (+ 2,2 %, à 566,9 milliards d’euros de biens), c’est à un rythme inférieur à celui des exportations. Les entreprises hexagonales ont vendu pour 508 milliards d’euros de marchandises sur les marchés étrangers (+ 3,3 %). Les locomotives de la France à l’export restent l’aéronautique, la pharmacie et le luxe, sans grande surprise.

En dépit d’une seizième année consécutive de déficit commercial, le gouvernement voit dans les évolutions des échanges en 2019 plusieurs signes encourageants. « La France montre clairement qu’elle est résiliente », plaide le secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne. « Dans un contexte atone, si ce n’est adverse, les exportations de bien ont augmenté » à un rythme supérieur à celui prévu par le FMI pour le commerce mondial en 2019 (+ 1 %). L’année 2020 devrait être meilleure avec une croissance des échanges mondiaux attendue à 2,9 %, mais ces estimations ne prennent pas encore en compte l’impact du coronavirus sur l’économie chinoise.

Autre motif de satisfaction, les accords commerciaux signés par la France ont porté leurs fruits, puisque les exportations vers le Canada ont augmenté de 11 % et celles vers le Japon de 16,7 %, souligne également le ministre. La situation est plus nuancée avec les Etats-Unis. Si l’année est globalement positive avec un accroissement de 8,5 % des ventes vers le continent américain, la fin de l’année a été mauvaise, en raison des sanctions prises par Wahington, suite à la condamnation par l’OMC de l’Union européenne pour ses subventions à Airbus. « C’est logique, car les sanctions frappent pas mal la filière du vin et autres produits agricoles et agroalimentaires », relève Sébastien Jean, directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Les exportations de vins, à elles seules, ont reculé de 44 % en décembre 2019 par rapport à novembre.

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