La voie de la justice: le roman manichéen d’une bataille d’avocats noirs, adapté au cinéma

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Relativement peu connu sous nos latitudes, Destin Daniel Cretton est notamment l’auteur de States of Grace (2013), film sacrifiant aux tics du cinéma indépendant qui eut son quart d’heure de gloire, ainsi que du Château de verre (2017), qui distillait principalement de l’ennui. Il est également le réalisateur, pour le compte de la firme Disney, du prochain film de super-héros possiblement correct, Shang-Chi, à destination manifeste de la communauté asiatique.

Dans l’entre-deux, il présente aujourd’hui un mélodrame qui se révèle ni plus ni moins formaté, La Voie de la justice. Le film est adapté de l’autobiographie de Bryan Stevenson, Just Mercy : A Story of Justice and Redemption, parue en 2014. Avocat et militant des droits de l’homme exerçant dans l’Etat sudiste de l’Alabama, il y a sauvé de la peine de mort des centaines d’inculpés afro-américains. Parmi eux, Walter McMillian, cas exemplaire d’un bûcheron innocent d’un meurtre qui faillit l’envoyer sur la chaise électrique.

Michael B. Jordan interprète dans le film Bryan Stevenson et Jamie Foxx, Walter McMillian. Le premier est un ambitieux avocat venu du Nord pour se commettre bénévolement à la défense d’inculpés afro-américains déclassés, victimes d’une justice expéditive mise davantage au service d’un racisme séculaire que de l’administration sérieuse de la preuve. Le second est un ouvrier forestier arrêté arbitrairement au retour d’une journée de travail et aussitôt inculpé de l’assassinat d’une jeune femme blanche, croupissant des années dans le couloir de la mort.

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