Le Paris Saint-Germain domine l’Olympique de Lyon après un match fou

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La tempête Ciara a fait passer dimanche une pluie de buts sur le Parc des Princes, lors d’un match à rebondissements qui a surtout mis en lumière les failles des deux derniers représentants français en Coupe d’Europe.

Sans grande conséquence au classement – Paris reste nettement en tête, Lyon nettement décroché des places européennes –, la victoire des joueurs de Thomas Tuchel sonne paradoxalement comme un avertissement pour les Parisiens et un encouragement pour les Lyonnais.

Les joueurs de Rudi Garcia ont en effet montré une belle capacité de réaction, au point que, dix-sept minutes après avoir encaissé le but du 3-0, ils passèrent à quelques centimètres d’une égalisation 3-3, sur une reprise de Moussa Dembélé.

Avant cet inquiétant trou d’air parisien, la première mi-temps, vent dans le dos pour les leaders de Ligue 1, avait été une démonstration de quarante-cinq minutes. Sans une maîtrise imparfaite de la règle du hors-jeu par Mauro Icardi, le PSG serait rentré aux vestiaires avec quatre buts d’avance, sous l’impulsion d’un Angel Di Maria de gala. L’Argentin marquait le premier but tout seul (crochet du gauche, frappe décroisée entre le poteau et Lopes à la 22e minute). C’est ensuite Icardi qui récupérait de haute lutte – et avec un peu de chance – un ballon au milieu de terrain, le confiait à Meunier dont le long centre à ras de terre était repris instinctivement d’une pichenette par Kylian Mbappé (39e).

Dans les arrêts de jeu de la première période, Presnel Kimpembe séchait, par derrière, Moussa Dembele filant au but. Carton jaune seulement, estimait Clément Turpin, sans doute en raison de la présence de Layvin Kurzawa en éventuel dernier recours. La décision, discutée, donnera peut-être des regrets aux Lyonnais.

Pas autant, toutefois, que l’ahurissant troisième but parisien : un une-deux-trois dans la surface lyonnaise dont le un et le trois furent lyonnais. A l’issue d’un jeu de billard, Marçal catapultait le ballon dans son propre but, des dix mètres.

Quand le match aurait pu sombrer dans une longue atonie, Parisiens et Lyonnais unirent leurs efforts pour le relancer : Terrier et Dembélé profitaient d’une erreur de Keylor Navas et de la concentration aléatoire des trois « K » de l’arrière-garde parisienne, Kehrer, Kimpembe et Kurzawa. Des tribunes, Thiago Silva et Marquinhos pouvaient rester tranquilles quant à leur place de titulaire.

Après la balle du 3-3 ratée de peu par Dembele, Paris relevait la tête et accueillait un homme providentiel, de retour sur la pelouse du Parc : Edinson Cavani, auteur du quatrième but sur son deuxième ballon. Au départ de l’action, un astucieux renversement de jeu par Kylian Mbappé. Puis le calme, l’altruisme et la justesse technique de Di Maria, dont la passe en retrait était reprise cliniquement par l’Urugayen provoquant le cri orgasmique du Parc des Princes. La synthèse par Thomas Meunier, défenseur parisien : « Dans la gestion des efforts, on peut encore s’améliorer. » Ou Dortmund s’en régalera.

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